L’ascension sociale dans les études supérieures

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L’ascension sociale dans les études supérieures

Plus de 40% des emplois offerts sont des emplois à hauts salaires, dont la plupart sont accompagnés d’une assurance et des prestations de retraite supportés par l’employeur. La grande majorité de ces emplois sont occupés par des travailleurs titulaires d’un diplôme des études supérieures. En fait, la plupart des emplois créés pendant les dernières dix ans, même les emplois à faible et à moyen salaire, sont occupés par des travailleurs ayant au moins une certaine formation universitaire, tandis que les travailleurs sans diplômes supérieurs se limitent à des emplois peu rémunérés ou restent sans emploi.  En effet, un diplôme d’études supérieures de trois ans ou plus est devenu pratiquement une exigence pour obtenir un emploi stable et bien rémunéré même si cela signifie qu’il y aura très peu d’aide publique pour financer leurs années d’éducation et acquérir le type d’emplois qui conduisent à la sécurité économique.

Pourquoi alors prendre un tel risque ? Un tel pas dévoile que les études supérieures apportent à l’individu beaucoup plus que des avantages économiques, un salaire ou une retraire, pour certaines personnes, les études supérieures représentent la clé de l’ascension sociale, une porte vers une nouvelle classe sociale plus estimée, mais est-ce vraiment le cas ?

D’une part, la plupart des écoles supérieures et des universités commercialisent l’idée de l’ascension sociale pour permettre à toute personne ayant les capacités et la motivation de réussir au niveau professionnel et social. Mais, les écarts liés au revenu dans l’accès à l’enseignement supérieur sont importants. Dans les écoles supérieures et les universités les mieux classés, près des trois quarts des étudiants inscrits proviennent de la classe socioéconomique la plus élevée. Et puisque le nombre de jeunes qualifiés est beaucoup plus grand que le nombre admis et inscrits ; les meilleures universités pourraient inscrire plus d’étudiants à revenu modeste et à faible revenu sans abaisser leurs normes de sélection.

D’autre part, les parents à revenu élevé font d’énormes efforts pour assurer le succès scolaire de leurs enfants, tandis que les enfants de parents pauvres ne débutent leur parcours d’études supérieures, dans la plupart des cas, que plus tard et avec moins de ressources. Les élèves des quartiers pauvres sont moins bien préparés sur le plan scolaire ; mal orientés pour choisir la bonne université, demander et obtenir leur admission ; et mal informés sur le coût des études supérieures et la disponibilité d’une aide financière.

Des recommandations politiques qui peuvent être audacieuses ont été proposées pour accroître les chances d’éducation supérieure pour les étudiants à revenu faible et moyen et leur offrir une chance de réussir leur ascension sociale à travers les études supérieures. Ces recommandations impliquent le développement de structures de financement qui augmenteront l’accès des étudiants issus de familles à faible revenu. Les établissements publics pourraient payer les frais de scolarité et utiliser des revenus supplémentaires pour offrir une aide financière directe aux étudiants issus de familles à faible revenu. Les subventions étatiques aux étudiants qui fréquentent des universités et des écoles supérieures plus coûteuses pourraient être plafonnées, et plus de subventions pourraient être redirigées vers les étudiants fréquentant des écoles moins coûteuses, tant publiques que privées. Un organisme comme Passerelle défend l’ascension sociale et permet à des jeunes étudiants handicapés d’accéder aux grandes écoles de commerce post bac.

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