Faire des études en France coûte de plus en plus cher

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Les études supérieures pour tous, un idéal vieux comme Les Trente Glorieuses. Un récent rapport de l’Union nationale de étudiants de France (Unef), du 20 août dernier, révèle que le coût de la  vie étudiante a augmenté de 3,7% pour l’année Universitaire 2012-2013. Parler de “paupérisation” des étudiants en France ne relève plus de l’hyperbole.

 L’Unef et la Fage tirent la sonnette d’alarme

L’explosion de la bulle immobilière, aussi bien dans la capitale qu’en province (10,8% à Paris et 2,3% en région), représente aujourd’hui un coût considérable pour les étudiants. A cette nouvelle donne vient s’ajouter la progression de 3,2% de l’alimentation, la hausse de 4% du prix des vêtements et celle de 2% des frais obligatoires (inscription,  cotisation sociale, ticket de restaurant universitaire, etc.) Résultat. 73% des étudiants exercent une activité salariée déclarée, contre 48% en 2006. Autant dire que le temps consacré aux études se voit amputé. La Fédération des associations générales étudiantes (Fage), deuxième organisme étudiant en France, évalue l’augmentation du coût de la rentrée universitaire à 2,6%, soit une augmentation de 50% en 10 ans ! Un étudiant devra débourser au total pas moins de 2,434,33 euros, d’après des chiffres de la Fage, pour la seule rentrée 2012-2013.

Le gouvernement sommé d’agir vite

L’Unef réclame, aujourd’hui, la mise en place de l’allocation autonomie voulue par le président Hollande. “Je créerai une allocation d’études et de formation sous conditions de ressources dans le cadre d’un parcours d’autonomie”, disait  en effet le candidat Hollande dès janvier 2011. Cette mesure, si elle était mise en place, aurait pour effet d’endiguer la paupérisation des étudiants. A quelques semaines de la rentrée universitaire, rien. L’organisation étudiante voudrait aussi un doublement du budget des bourses (seuls 80% d’étudiants bénéficient d’une bourse selon des chiffres de l’Unef). La Fage, de son côté, exige la mise en place de l’Aide globale d’indépendance (AGI). Elle s’élèverait à 460 euros par personnes et, serait fonction de ressources et des revenues de l’étudiant, s’il est en rupture familiale.

A la veille de la rentrée, les demandes d’une jeunesse désabusée, par un système  scolaire qui ne parvient plus à offrir un emploi se font de plus en plus pressantes. L’Unef et la Fage préviennent, si rien n’est fait étudiants,  les élèves de classes préparatoires pourraient faire entendre sa voix. Le président Hollande a peut-être avancé des promesses que la réalité économique ne permettra pas de tenir. Le peuple a, lui, peut-être eu tort de trop y croire. Cinq ans pour convaincre et rétablir l’idée de l’école pour tous.

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