Sociologie de l’étudiant de Grande Ecole

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Qui, un jour, n’a entendu dire de l’élève de Grande école, qu’il est celui dont rêve chaque professeur en secret, tant il est brillant. Pourtant, tous les normaliens, ne  se sont pas abîmés les yeux, tard le soir, à lire et relire les Poèmes saturniens. En 2012, l’élève de Grande école montre un nouveau visage.

Une grande école, pourquoi pas moi

 Idée reçue n°1. Les Grandes écoles (Polytechnique, Centrale, Normale Sup, etc.) n’accueillent pas toujours les meilleurs élèves du secondaire. De nombreux étudiants de prépas plafonnaient souvent à 12 de moyenne au lycée ! L’étudiant de Grande école n’a pas, non plus, toujours suivi deux années, voire plus, de classe préparatoire. Pour preuve, la majorité des ingénieurs ne sont pas passés par les deux années de labeur des classes d’élite. La raison ? De nombreuses passerelles permettent désormais d’intégrer des établissements réputés sur dossier.

Economie et Grande école

Autre idée dont il faut, dès maintenant, se délester : les Grandes écoles n’accueillent pas que des élèves issus de famille dont les parents sont cadres ou de professions intellectuelles supérieures. Il est vrai que ces étudiants sont surreprésentés par rapport aux enfants d’ouvriers. Mais, depuis quelques années, l’apparition de programmes comme “Une  grande école pourquoi par moi”, a contribué à décloisonner les Grandes écoles. Un chiffre parlant : la part des boursiers à HEC est passée de 5 à 20% en l’espace de cinq ans. Par ailleurs, s’il est vrai que les droits d’inscription restent élevés, interdisant ou limitant l’accès aux élèves des classes populaires, il existe des aides : certains établissements bénéficient souvent d’un fonds permettant de prendre en charge la scolarité des plus modestes. L’apprentissage ou faire financer ses études par une entreprise apparaît aussi comme une solution. Les Grandes écoles, dans un souci d’ouverture vers le monde professionnel, ont d’ailleurs considérablement encouragé cette voie.

La garantie du succès

Ce qui prime avant tout, expliquent les recruteurs, c’est un projet, une motivation, une envie… Qu’importe, un employeur hésitera peu au moment d’engager un centralien ou un polytechnicien. La Grande école n’est jamais ou rarement un handicap. Cependant, même diplômés, certains peinent à trouver un emploi en France. Quand certaines filières sont délaissées, d’autres sont engorgées et offrent peu de chances d’être embauché à la fin de son cursus. En Australie les autorités n’hésitent pas à réduire les frais d’inscription universitaire pour les secteurs où la main-d’œuvre qualifiée manque. Résultat, plus d’étudiants et moins de chômage à la sortie… Si la France a longtemps été cette “étagère” où, à chaque tiroir correspondait un profil,  il semble aujourd’hui qu’il n’en est rien, ou presque.

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