Travailler les matières littéraires en classe prépa

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Le français, la culture générale et la philosophie sont des épreuves qui, généralement, effraient ou rebutent les élèves de classes préparatoires scientifiques ou commerciales. On considère qu’elles sont corrigées sans rigueur ou, on se réfugie derrière l’idée que ce n’est pas son “truc”. On veut croire, qu’il existe une marge dans la notation relevant de l’appréciation du correcteur. Cela est juste. Qu’on se le dise, toutes les épreuves sont codifiées.

Qu’il s’agisse de la contraction de texte (retranscrire de façon synthétique la richesse d’un texte), de la dissertation de français-philo ou encore de culture générale, il est impossible de réussir sans l’acquisition préalable d’une méthodologie solide : 1- comment aborder l’épreuve ou comment répondre aux attentes du jury le jour de l’épreuve ; 2- comment travailler la matière pendant l’année pour augmenter ses chances de réussite.

Pour réussir une contraction de texte, il faut comprendre le texte du point de vue de son argumentation générale et, de son mécanisme rhétorique de détail. C’est après avoir déterminé l’enjeu global qu’on peut restituer la subtilité des arguments qui expliquent la progression d’un propos argumenté. Le résumé de texte s’apprend : il s’agit d’apprendre à lire, en dégageant derrière l’uniformité apparente d’un texte la complexité de ses transitions et de ses niveaux argumentatifs. Il en va de même pour la dissertation : elle requiert une méthode particulière, dans l’approche des sujets, leur analyse, la détermination des présupposés qu’ils recouvrent et, la mise en place d’un problème et d’un plan répondant à l’enjeu du sujet. Apprendre son cours par cœur est dans ces cas assez peu utile. En revanche, est fondamentale une perspective d’ensemble sur les sujets possibles, pour ne pas “recracher” les références, mais analyser à chaque fois le sujet dans sa spécificité.

Comprendre les exigences spécifiques des jurys, s’habituer à pratiquer un certain type d’analyse, apprendre à “domestiquer” progressivement des épreuves souvent incomprises : voilà ce que rend possible un cours particulier. L’idéal étant de ne pas attendre et de suivre des cours particuliers en français dès la première année de classe préparatoire. Cependant, il n’est jamais non plus trop tard. Comme à toutes les épreuves de concours aux Grandes Ecoles, la clef de la réussite est le travail. Non le travail “à l’aveugle”, mais l’investissement intelligent. Celui que l’on fournit en ayant toujours en vue des objectifs précis à atteindre. Les cours particuliers aident à se fixer ces objectifs.

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