Les enjeux de la dissertation de philosophie en terminale

Relire un texte et eviter les fautes

Méthode et conseils pour réussir la dissertation de philosophie en terminale

La dissertation de philosophie en terminale est un exercice typiquement français : difficile, car la dissertation est à la fois très cadrée dans sa forme, et très plastique quant à son contenu. En somme, la qualité intrinsèque de vos idées importe finalement assez peu, du moment qu’elles sont présentées de façon lisible et cohérente. Il s’agit avant tout d’un exercice formel.

La dissertation en philosophie en Terminale et philo en prépa

Elle comporte une introduction, un développement en plusieurs parties séparées par des transitions, et une conclusion.

La réflexion philosophique est une réflexion individuelle émanant d’un sujet, qui se confronte à une difficulté (le sujet) qui le pousse à réfléchir. La dissertation porte sur un sujet ; elle consiste à exposer, puis tenter de résoudre un problème. La première étape est donc de chercher ce qui fait problème, mais pas de tenter de le résoudre immédiatement : un problème philosophique est toujours en attente de réponses et peut être abordé de différentes façons. L’idée est que la dissertation permettre, non pas de résoudre, mais de mieux comprendre un problème philosophique.

L’introduction doit montrer que l’on a identifié ce qui fait problème, le développement d’en mieux comprendre les éléments, la conclusion de mesurer le chemin parcouru.

Conseils généraux sur la dissertation de philosophie

Gestion du temps

Consacrez une demi‐heure minimum à chaque partie, vingt minutes minimum à l’introduction et à la conclusion.

Un quart d’heure minimum pour l’analyse du sujet ; trois quarts d’heure minimum pour le brouillon dans sa totalité.

Cinq minutes minimum pour la relecture ; le jury fustige chaque année les copies bourrées de fautes qui perdent jusqu’à cinq points par précipitation.

Lisibilité et correction de la langue

Ecrivez moins mais mieux ! Si vous avez une orthographe imparfaite, accordez plus de temps à la rédaction et faites des phrases courtes mais claires, par exemple pour vérifier vos participes passés au fur et à mesure. Une copie courte mais ramassée et bien écrite sera valorisée sur un long discours indigeste.

Si on vous reproche régulièrement vos pattes de mouche, pensez au correcteur aux yeux usés. Ecrivez au stylo à plume, à l’encre bleue ou noire, en gardant à l’esprit la formation des lettres. Il est encore possible de changer son écriture par un effort de volonté.

L’importance du brouillon dans la rédaction de la dissertation de philo

L’étape du brouillon est essentielle : c’est là que l’on met à plat toutes ses idées. Même les plus saugrenues y trouvent une place. C’est le matériau de base qui va vous servir à élaborer la problématique et le plan.

Les bons réflexes à adopter au brouillon

  • N’hésitez pas à y consacrer un quart à un tiers du temps imparti, si votre rapidité d’écriture vous y autorise. Ce dernier point se travaille : un brouillon bien construit vous permet ensuite d’être efficace lors de la rédaction.
  • Utilisez uniquement le recto des feuilles de brouillon, et numérotez‐les soigneusement. Il est facile d’oublier un développement noté à la hâte au verso, ou de perdre une citation essentielle située sur une feuille en bas de la pile non numérotée.
    Vous pouvez aussi utiliser un code couleur pour bien vous y retrouver (une couleur pour l’analyse du sujet et la problématique, une pour le plan, une par partie, une pour les références : citations, exemples…).

L’analyse du sujet de philosophie

C’est le moment le plus important du travail. Il est déterminant pour la suite. Vous allez définir chacun des mots du sujet, et noter les notions et concepts liés. C’est ce qui va vous aider à ne jamais perdre de vue le fil rouge que vous vous fixez. L’analyse du sujet permet l’élaboration du plan et de la problématique, mais aussi d’éviter toute digression inutile lors de la rédaction, ainsi que l’écueil du hors‐sujet.

 

Notez bien toutes les notions clés que ce sujet vous évoque ; les éléments factuels nécessaires à la démonstration (exemples, chiffres, citations) ne sont notés qu’une fois que vous avez bien cerné le sujet et toutes ses implications. Vous pouvez aussi les jeter sur le papier au tout début pour vous rassurer, mais n’y pensez plus lors de l’analyse du sujet en tant que telle. Il ne faut pas partir des exemples, mais bien des mots et concepts clés : les correcteurs pardonnent plus facilement l’imprécision d’un exemple qu’une mauvaise compréhension des enjeux du sujet.

L’analyse du sujet ne peut pas être exhaustive, mais c’est là que s’effectuent les choix qui vont guider l’argumentation. Un sujet est nécessairement vaste, raison pour laquelle aucune dissertation n’est semblable à une autre. Plusieurs angles d’attaque sont toujours possibles. Il s’agit d’en choisir un nombre limité, en fonction de vos capacités de réflexion, orientées par les références vues en cours de français en première  (en préparation du bac de français) et de philosophie mais aussi votre culture personnelle, qui vous permettra de vous démarquer.

Il n’y a pas de dissertation‐type.

N’hésitez pas à utiliser les capacités de réflexion personnelle dont vous êtes tous dotés, tout en respectant les exigences de forme de la dissertation ; si vous assumez vos choix, tout en vous montrant conscients de leurs limites et des contradictions possibles, et si ces choix sont inscrits dans une analyse rigoureuse du sujet proposé, nul ne peut vous faire de reproche.

 

L’analyse grammaticale du sujet de philosophie

C’est le point de départ de toute bonne analyse du sujet ; elle permet de n’oublier aucun des termes.
Il s’agit d’examiner la fonction de tous les termes utilisés, qui détermine les relations que ces termes ont entre eux, et donc leur signification relative les uns aux autres.

Les bons réflexes pour corriger la syntaxe et les fautes de français

Se poser quelques questions basiques. A‐t‐on affaire à un article défini (élément identifié et quantifiable) ou indéfini (échantillon au sein d’un ensemble indéterminé) ? A une conjonction de coordination (le fameux mais‐ou‐et‐donc‐or‐ni‐car) ou de subordination (puisque, lorsque, comme, si) ? Celle‐ci indique‐t‐elle une relation d’égalité entre les deux termes (et), qui sont mis sur le même plan, ou au contraire une nuance, une contradiction, une opposition (mais), une alternative (ou), une relation causale (donc) ?

Par exemple dans le sujet «Peut‐on rester libre et se sentir obligé ? », le « et » comme conjonction de coordination indique que les deux termes sont au même niveau : rester libre et se sentir obligé prennent place au même moment pour le sujet humain; il faut donc les traiter conjointement et ne pas chercher à démontrer comment on peut rester libre, puis dans quelles conditions on peut se sentir obligé. Attention au pluriel et au singulier : un sujet au pluriel invite ainsi à séparer les différents éléments, à établir un classement, une typologie (penser alors à justifier le choix de tel ou tel critère pour établir un classement). 

L’analyse lexicale du sujet de philosophie

Une fois que les relations entre les mots sont élucidées, impossible d’oublier un des termes du sujet, ou de se tromper de sens. Si les termes sont polysémiques, il est possible de choisir l’une des acceptions si on le précise en introduction ; ou de jouer sur cette multiplicité de significations pour construire la problématique et le plan.

Pour cela, voyez en fonction de ce que donne l’analyse lexicale ; c’est concrètement ce que vous inspire le(s) sens des termes du sujet. Vous devez tous les définir au brouillon.

Les réflexes à adopter pour avoir une bonne analyse lexicale du sujet

Elaborez votre propre définition des termes du sujet sur une feuille à part, sans oublier leurs déterminants. Il s’agit de voir tout ce que vous évoque le sujet. Vous reviendrez plus tard aux relations entre les termes telles que décelées par l’analyse grammaticale pour vous assurer de n’avoir rien oublié. Si vous connaissez certaines définitions par cœur, notez les sur une feuille à part et oubliez‐les cinq minutes ; la structure de la phrase peut faire apparaître d’autres sens.

Si vous remarquez que plusieurs acceptions sont possibles, séparez‐les bien pour n’en oublier aucune.

Enfin, n’hésitez pas à noter les antonymes, mais aussi les homonymes que le terme étudié vous évoque, et à en faire une courte définition au brouillon. Pour plus de clarté, cette étape peut prendre la forme d’un tableau récapitulatif.

Dès cette étape, on voit généralement apparaître plusieurs questions, à partir du présupposé du sujet : on pense ordinairement que ce terme renvoie à telle notion, mais on peut déceler un double sens qui va amener à réfléchir, à revoir l’évidence de l’intitulé. Tout l’exercice de la problématisation consiste à revenir sur l’évidence du libellé. Si nécessaire, faire une liste de mots‐clés sur une feuille à part, que l’on définit rapidement, puis les grouper par thème.

Par exemple: Droit, société, autorité, ordre/désordre, transgression, liberté, contrainte, sujet/ objet, subjectivité, souveraineté.

La problématique pour aiguiller sa réflexion dans la dissertation de philosophie

Si l’analyse du sujet a été correctement effectuée, la problématique doit en découler. Ne vous souciez pas de trouver « la » problématique du sujet ; il y en a plusieurs possibles.

La problématique doit contenir et annoncer votre plan : c’est la question à laquelle le plan doit répondre. Aussi il est possible de laisser sa formulation définitive à après que le plan ait été élaboré ; cependant il faut déjà avoir une idée générale du (des) thème(s) abordé(s).

La problématique repose sur la présence d’un paradoxe, c’est‐à‐dire d’une contradiction interne au sujet, sur laquelle l’argumentation peut s’appuyer pour discuter deux à quatre aspects (les parties) du problème posé. Cernez un paradoxe et posez toutes les questions que celui‐ci vous évoque ; la combinaison de ces interrogations initiales suffit souvent à constituer une problématique.

Cette contradiction doit être rendue sensible par une bonne analyse du sujet. 

Le plan de la dissertation de philosophie

Le plan se calque sur la problématique. Il n’apparaît pas sur la copie finale.

Il peut être plus ou moins détaillé selon vos habitudes de travail : rapidité rédactionnelle, capacités d’improvisation, distraction.

Il n’est pas obligatoire de construire un plan à 3 parties, 3 sous‐parties, etc. Mais nul n’est à l’abri d’un jury vieux jeu.

Il reste conseillé de faire figurer 3 grandes parties, avec deux sous‐parties internes, au minimum.

Notez bien sur le plan les exemples et citations mobilisés pour chaque partie, pour ne rien oublier.

Pour plus de rapidité, reprenez les grandes idées jetées pêle‐mêle sur le papier en analyse du sujet et utilisez un code couleur pour les répartir entre les parties. A la fin de la rédaction du plan, vérifiez que vous n’avez rien oublié. Si une ou plusieurs idées ne trouvent pas leur place dans le plan, pas de panique ! Vous les caserez en conclusion.

Un argument (qui correspond à une sous‐partie/ un paragraphe) s’accompagne toujours de la mobilisation d’une référence : exemple pictural, littéraire, historique ou d’actualité, citation…

Aussi, indiquez la référence choisie sous le titre.

Le plan classique est dialectique : il suit une organisation thèse/antithèse/synthèse. La première partie avance une grande idée sur le sujet, ses enjeux évidents, que la deuxième partie va se charger de questionner, d’élargir, en en montrant les limites. La troisième partie amène une perspective nouvelle, ou une approche thématique permettant de dépasser l’apparente contradiction entre la thèse et l’antithèse.

Attention, l’antithèse n’est pas une réfutation mais un enrichissement de la thèse. Vos arguments de première partie ne doivent pas être invalidés mais nuancés.

Les bons réflexes pour réussir son plan de philo

  •  Prendre une nouvelle feuille pour chaque partie. Rédiger les transitions sur une feuille à part, ou au bas de chaque feuille‐partie.
  • Rédiger les titres des grandes parties. Ils peuvent se répondre sous la forme d’une phrase (Les lois de nature ont été considérées comme immuables… mais sont contestées par les découvertes récentes des scientifiques… plus qu’un cadre rigide, il s’agit finalement d’un système intrinsèquement évolutif), ou être divisés en trois phrases distinctes. De même pour les sous‐ parties.
  • La rédaction des titres n’est pas cosmétique : elle vous permet d’avoir une phrase d’accroche toute prête et bien rédigée en début de partie, et d’éviter ainsi l’angoisse de la page blanche. Elle permet aussi de résumer la thèse de la partie, pour l’avoir toujours à l’esprit lors de la rédaction.
  • Hiérarchiser vos arguments. Les arguments « de surface », explicatif ou factuels, figurent alors en début de première partie, tandis qu’à la fin de celle‐ci, vous allez commencer à amener des éléments permettant de questionner cette approche, pour enchaîner sur la deuxième partie.
  • Indiquer en tête de chaque partie l’heure à laquelle celle‐ci doit être rédigée. Par exemple pour une rédaction commençant à 9h00, si l’on compte trois heures de rédaction, indiquer 10h00 en haut de la feuille de la partie I. Il faut absolument tenter de s’y tenir. 

La rédaction de la dissertation de philosophie

Conseils généraux de rédaction de la dissertation de philo

N’hésitez pas à faire souvent référence à l’intitulé du sujet, cela permet de l’avoir toujours à l’esprit, et à prouver au jury que vous y êtes attentif.
Pensez à aérer le texte.
Marquez des alinéas au début de chaque partie et sous‐partie. Les paragraphes ne sont pas juxtaposés ; ils sont les étapes d’une argumentation. Allez à la ligne et marquez un alinéa au début de chaque sous‐partie.

Sautez une ligne entre l’introduction et la première partie, entre la fin de chaque partie et la transition, et entre la fin de la dernière partie et la conclusion.

Usez de connecteurs logiques pour manifester cet enchaînement.

Ajout : aussi, de même, enfin.

Conséquence : donc, puisque, parce que, si…alors, ainsi (attention : ainsi s’utilise avec parcimonie, de préférence en fin de partie pour effectuer une récapitulation, pour formuler une conclusion partielle). Nuance : Mais, cependant, néanmoins, bien que.

Références et exemples dans la dissertation

Ils donnent du poids à votre argumentation. Toute idée doit être illustrée, par un chiffre, une date, une citation, un exemple tiré du cours ou de votre culture personnelle.

Ces références sont annoncées et intégrées à l’argumentation. Elles doivent être systématiquement rattachées à l’idée défendue et au sujet. Une citation en elle‐même est insuffisante : en quoi est‐elle pertinente ? Pourquoi le propos de l’auteur fait‐il sens dans le cadre du sujet et de l’axe choisi ? Quelles idées peut‐on en déduire ? Lesquelles peut‐on nuancer, discuter, comme le libellé l’invite à le faire.

L’introduction de la dissertation de philo

L’introduction est la partie la plus importante du devoir. Elle se doit d’être soignée, exhaustive et convaincante. Un jury conquis dès l’introduction vous pardonnera une conclusion un peu rapide.

C’est dans l’introduction que vous annoncez vos intentions et justifiez vos choix argumentatifs. Vous devez vous y montrer conscient de tous les enjeux du sujet, même ceux que vous ne traitez pas faute de temps, ou qui contredisent votre argumentation. La note est souvent déjà pressentie dès l’introduction : c’est là où l’on voit si la copie présente une bonne compréhension du sujet, et de quelle manière elle se propose de le traiter.

Il ne faut pas éluder les difficultés mais montrer que vous avez conscience de tel, tel problème quoique vous ne possédiez pas la réponse. On ne vous demande pas la science infuse mais bien d’utiliser vos capacités de réflexion. Présentez le choix d’un angle d’attaque réduit vous permettant de recaser vos connaissances comme une audacieuse posture intellectuelle consciente par ailleurs de tous les enjeux du sujet.

Cela est valable aussi dans la suite du devoir : évitez de faire comme si les contre‐arguments à votre thèse n’existaient pas, mais évoquez les rapidement en soulignant les difficultés qu’ils posent pour ensuite renchérir sur un « pourtant… » qui relance votre argumentation.

Eviter d’apporter des citations dès l’introduction. Eviter aussi les parenthèses : il faut assumer tout ce que vous dites en introduction ; les précisions trouveront leur place dans le développement.

L’accroche de la dissertation de philo

L’accroche est la première phrase de votre devoir. Elle doit être percutante, de préférence rédigée au présent. Elle a pour fonction d’amener au sujet ; c’est à vous de mettre en évidence ce lien. Il peut s’agir d’une référence à l’actualité, historique, littéraire. Attention, votre choix d’accroche est révélateur de votre compréhension du sujet ; vous devez bien montrer l’enchaînement logique entre l’accroche et le thème abordé dans le sujet, justifiant ainsi votre choix. Vous pouvez aussi pointer directement un paradoxe présent dans le sujet (le terme « lois » dans le sujet fait appel au vocable juridique des sociétés humaines, impression immédiatement contredite par la locution « de nature »…).

Etablir ensuite le lien avec le sujet : « c’est ce sur quoi le sujet invite à réfléchir », « c’est justement le problème qui nous occupe, car… ».

La définition des bornes du sujet de philosophie

Quel est l’objet dont on s’occupe ? Quelle est la portée spatiale, temporelle du sujet ? Concerne‐t‐il un problème de société, l’humanité, l’ensemble des êtres vivants… ?

Il s’agit d’annoncer l’objet sur lequel porte la démonstration : son champ d’application, mais aussi ses limites.

La définition des termes du sujet de philo

C’est le moment de faire appel à votre analyse du sujet. Attention à définir tous les termes du sujet : leur sens propre, et leur sens en association avec les autres termes, en fonction des connexions que vous avez pu déceler en analyse grammaticale et lexicale. Utilisez une définition claire tirée de votre cours ou élaborée par vos soins ; il s’agit d’éviter d’amener trop de références en introduction.

Vous pouvez tout à fait rappeler la définition d’un terme, la discuter voire la redéfinir tout au long de la copie, cette fois références à l’appui. La définition de l’introduction sert de référence pour délimiter l’objet d’étude mais l’argumentation (notamment en troisième partie ou en conclusion) peut s’appuyer sur une révision de cette définition de départ : l’élargir, ou au contraire la resserre

L’annonce de la problématique et du plan dans la dissertation de philo

Si vous avez bien mené l’analyse du sujet, la définition même des termes va amener à formuler un paradoxe. Enoncer un axe qui s’appuie sur une contradiction entre les termes du sujet, ou un axe de discussion amené par son terme.

Eviter le « nous nous demanderons » ; préférer une tournure indirecte.

De même, le plan peut être constitué de trois phrases reprenant les titres de vos grandes parties, constituant un enchaînement logique : « il s’agira de voir comment… avant d’examiner le problème soulevé par… Enfin, nous tâcherons de démêler…

Les transitions dans une dissertation de philosophie

Sautez une ligne avant et après chaque transition, et marquez un alinéa. La transition résume la partie qui vient de s’achever et énonce les conclusions partielles auxquelles vous êtes parvenus. Elle se termine sur une phrase introduisant l’élargissement, la nouvelle perspective sur le problème qui fait l’objet de la partie suivante.

Les parties de la dissertation en philo

Les parties s’ouvrent sur une mini‐introduction qui pose les enjeux abordés, rappellent l’aspect du sujet que l’on va traiter et la thèse de la partie. Marquez un alinéa au début de l’introduction de partie, allez à la ligne et marquez un alinéa au début de l’argumentation proprement dite de la partie.

La conclusion de sa dissertation de philosophie en Terminale et en prépa

Sautez une ligne et marquez un alinéa avant le début de la conclusion. N’hésitez pas à soigner la conclusion: les correcteurs voient passer beaucoup de copies aux introductions‐fleuves et aux conclusions‐ruisseaux. C’est la dernière image que vous laissez au correcteur. 

  • Résumé du devoir

Reprenez les transitions et reformulez‐les pour rappeler les conclusions partielles obtenues à la fin de chaque partie. Montrez comment chaque partie est venue nuancer/ enrichir/ élargir la perspective de la précédente.

Enoncez ensuite une conclusion générale, en reformulant les problèmes identifiés en introduction. Montrez en quoi telle contradiction a été dépassée, en quoi telle autre est apparue avec l’examen de telle difficulté. Faites le bilan de votre devoir.

  • Elargissement

C’est un exercice difficile : les excellents élargissements montrent parfois au jury que vous avez perçu un aspect essentiel du problème posé sans le traiter. Eviter d’élargir par une question, ou une citation que vous n’exploitez pas mais amenez une idée situant le sujet dans une perspective plus vaste, ou un développement récent permettant de repenser certains éléments que vous avez discuté, ou au contraire démontrant l’actualité de votre questionnement.